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Présentation & Histoire

Présentation

Commune fusionnée depuis 1975 de Scharrachbergheim et d’Irmstett
Nombre d’habitants:  1254 (population totale)

Superficie: 322 ha
Située dans la vallée de la Mossig
Canton:  Molsheim
Arrondissement: Molsheim

Situé à:
- 21 km de Strasbourg
- à 9 km de Wasselonne
- à 7 km de Molsheim

LIAISON  avec la D1004 et l’axe Strasbourg-Saverne par la RD 422 qui traverse le ban communal sur l’axe Sélestat-Marlenheim

Structures intercommunales

La commune de Scharrachbergheim Irmstett adhère aux structures intercommunales suivantes :

- SYNDICAT DES EAUX ET DE L'ASSAINISSEMENT du Bas-Rhin (S.D.E.A.) pour l’alimentation en eau potable et l'assainissement.
- SICTOMME  (Molsheim, Mutzig et environs) :  pour le service de ramassage et de gestion des ordures ménagères
- SYNDICAT de L'ECOLE INTERCOMMUNALE du SCHARRACH (S.E.I.S.) pour la scolarité maternelle et primaire.
- Fait partie de la COMMUNAUTE DE COMMUNES MOSSIG et VIGNOBLE

Quelques repères historiques

L’histoire du village est étroitement liée à la colline du Scharrach et au château.

Les trouvailles de haches de bronze et les relevés topographiques de Robert Forrer, archéologue du début du XXème siècle, attestent l’occupation du Scharrachberg dès l’époque néolithique.
Au Moyen-Age, les Comtes de la Roche (Rathsamhausen zum Stein et encore Ochsenstein) y ont fait construire un château que Bernard de Scharrach tenait en fief. Dans un document de 1228, le village apparaît sous le nom de “Berchheim”. Le chevalier du lieu, Bernard de Scharrach, y fait don d’un moulin au monastère d’Erstein.
La transformation du nom en Scharrachbergheim intervient au cours du XIVème siècle.

Autre hypothèse développée par le pasteur Georges Ruch en poste à Scharrachbergheim de 1946 à 1955 :
Le nom de Scharrach proviendrait peut-être de l’expression “drowe am Schurrik” usitée encore au début du XXème siècle à Dahlenheim, village situé à l’est de la colline du Scharrach. 
Ce mot “Schurrik” viendrait de “Schurk” qui, en néerlandais, signifie “Pfahl” (piquet ou poteau) qui était sans doute érigé au Scharrach, soit comme poteau indicateur soit comme limite de ban. 
Par la suite, ce terme aurait subi des transformations linguistiques et aurait été utilisé pour nommer la colline elle-même. 
Ainsi la famille seigneuriale du lieu a-t-elle pu prendre le nom de la colline pour l’ajouter au sien propre.

Plusieurs membres de la famille de Scharrach font partie du gouvernement de la ville libre de Strasbourg.
Dans la chronique éditée à Strasbourg en 1592 par Bernart Jobin, on peut lire p 206 : “Die von Scharrach haben geführt, ein schwarzen Löwen in gelbem Feld, auf dem Helm zwei Schwarz Rindenkopf, dazwischen ein Pfauen Schwanz, Helmdeck schwarz und gelb. Johannes und Eberhart von Scharrach lebten 1374. Eberhart war auf dem Turnier zu Strassburg 1390”. Hans von Scharrach des Regiments Strassburg starb 1460.

Une troisième hypothèse

Scharrach…. Schaar  (la troupe) Rache  (la vengeance…), une des étymologies  certainement sujette à caution, mais qui nous plaît par son caractère imagé…

Au septième siècle, les habitants de nos régions, fatigués et meurtris des ravages sanglants des bandes d'Attila, s'organisèrent pour combattre l'envahisseur. Une troupe de près de 8000 Huns, combattue avec acharnement par les nôtres dans la plaine, trouva refuge sur une de nos collines, où elle fut exterminée jusqu'au dernier…
Troupe vengeresse ! Colline symbole ? "Schaar-rache.."

Il est bien plus raisonnable de rechercher l'étymologie dans la lignée des seigneurs de "SCHARRACH", établis vers 1228 à "Bergheim"…

Château de Scharrachbergheim

Du château construit au Scharrach, on ne connaît aucun renseignement si ce n’est sa destruction au XVème siècle par les troupes de Strasbourg qui voulaient chasser les Armagnacs, soldats du futur roi de France Louis XI, qui avaient investi le château.
En 1460, à la mort de Jean de Scharrach, la descendance mâle de la famille de Scharrach s’éteint. Agnès de Scharrach, la fille, épouse un noble du pays de Württemberg, Meinlach de Dettlingen. 
Ce sont probablement les Dettlingen qui feront édifier ce nouveau manoir féodal au nord-est du village. C’est un château à douves ou “Wasserschloss”. L’eau des fossés provient des sources proches. 
Les Seigneurs de Dettlingen qui introduiront la Réforme dans leur village en 1538, resteront les Seigneurs du lieu jusqu’à la Révolution. Ils obtiendront régulièrement l’investiture du fief des Seigneurs de Ribeaupierre qui prétendent après la destruction du premier château, être les héritiers de ce fief. 
En 1789 le château devient bien national et sera vendu. On trouve le nom des acquéreurs successifs jusqu’en 1871, date à laquelle, le peintre Louis Schutzenberger en deviendra le propriétaire. Il cède le bien à son beau-frère Charles Frédéric Méwès. Sa veuve le légua à son fils, l’architecte Charles Méwès.

En 1940 le château est annexé par les Allemands et le mobilier vendu aux enchères. Il est alors utilisé pour recevoir les trésors du Musée du château des Rohan et du Musée Notre Dame de Strasbourg. Quatre conservateurs logent au château, y restaurent des oeuvres d’art et les gardent précieusement. Après la guerre, la mère de Mme Goormaghtigh recherche le bien qui avait été injustement vendu. Elle ne retrouvera, malgré la liste des objets vendus et de leur acquéreur,  qu’une infime partie de son bien. En 2007, le Château a été vendu pour être transformé en résidence hôtelière et en relais château.

Historique d'Irmstett

L’origine d’Irmstett semblerait remonter à l’époque celte. Un chemin celte passait dans la vallée de la Mossig. L’actuel “Allmendweg” en serait encore une partie. Quant au “Sauerbrunnen”, source salée à 200 m au Sud du village, il aurait été un lieu de culte celte.

Aujourd’hui, la croix qui se trouve à côté du “Sauerbrunnen” rappelle cet ancien site. Ce crucifix est connu, dans la région sous le nom de “De dirre Herrgott”, le “Christ décharné” autour duquel on construisit une chapelle.
Une légende concernant ce crucifix raconte que lors de l’invasion suédoise (1618-1648), durant laquelle toute l’Alsace fut mise à sac, un lansquenet suédois aperçut une jeune fille qu’il voulut rattraper. Cette dernière s’enfuit en direction du “Sauerbrunnen” et se cacha dans les roseaux qui l’entouraient. Elle fit le voeu de faire ériger une croix à cet endroit, si elle échappait au soldat. Elle tint promesse et fit don d’une croix en bois.
Le Sauerbrunnen devint alors un lieu de pèlerinage pour la population des environs. On lui reconnut des pouvoirs de guérison, notamment de la tuberculose. On lui donna le nom de Ulrichsbrunnen.

Fondation d’Irmstett d’après la légende

La fondation du village est attribuée aux Francs. En 496 ils construisirent château et colonges et érigèrent le “Palais Royal” sur le site de Kirchheim. Dagobert II, qui vécut vers 674, avait une fille du nom d’Irmina. Elle serait la fondatrice d’Irmstett. D’après la légende, la pieuse Irmina venait souvent se recueillir dans une grande forêt de chênes où elle fit ériger une petite chapelle. On donna à ce lieu le nom d’Irminastätte” autour duquel grandit un petit village appelé d’abord Irmina Stätte et plus tard Irmstett.

L’administration  d’Irmstett

Irmstett est d’abord propriété royale du palais de Kirchheim. Le village appartient ensuite aux seigneurs d’Ochsenstein, puis par mariage et héritage successifs, aux seigneurs de Bitche-Deux Ponts, puis aux comtes de Hanau Lichtenberg. Le village avec son ban sera donné en fief à des familles nobles de petite condition. Apparaissent les noms des chevaliers de Balbronn, Ramstein, les Böcklin de Böcklinsau, les Beger de Geispolsheim.

 Jusqu’à la révolution française en 1789, Irmstett appartenait au Comté de Hanau-Lichtenberg.

En 1791, Irmstett comptait 185 habitants, 142 catholiques et 43 protestants.
Certains domaines dans le village remonteraient à cette époque :

Le “Dinghof” sur la propriété de Peter KRAUS fut détruit par un incendie en 1905.
Le ‘Merzenhof” à l’endroit où se trouve la maison Schardong.

Les terrains au-dessus des Merzergarten s’appellent “Junkergarten” et “Junkergewand”
En 1599 on cite un  “Merzer” du nom de Hans VOLTZ. On raconte que c’est de lui que viendrait le surnom “Gügück”.